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Encyclopædia of Gay and Lesbian Popular Culture

Le Pérou face au mariage égalitaire : Le Tribunal constitutionnel sur le point de rendre un verdict historique

9 Août 2026, 18:47pm

Publié par Last Night in Orient - LNO ©

​Ce dessin illustre de manière symbolique et festive le plaidoyer pour le mariage égalitaire au Pérou (Matrimonio Igualitario Ya).

​C'est un dossier qui pourrait bien marquer un tournant dans l'histoire des droits civiques au Pérou. Le Tribunal constitutionnel s'apprête à se prononcer sur une demande de reconnaissance de mariage pour tous, portée par l'ancien député Alberto de Belaunde et son conjoint Diego Carranza.

​📌 En quoi consiste cette affaire ?

​Le couple a saisi la justice à travers un recours d'amparo pour obliger le registre civil (Reniec) à reconnaître et à inscrire officiellement leur mariage, célébré aux États-Unis en 2021.

​Si le tribunal donne raison aux requérants, il s'agira d'une première historique pour le pays. Une telle décision permettrait au couple d'accéder enfin à des droits fondamentaux jusqu'alors refusés aux couples de même sexe au Pérou :

  • Couverture de santé (via le système de sécurité sociale ou les assurances privées)
  • Pensions de réversion et avantages sociaux liés à l'emploi
  • Accès facilité au crédit bancaire conjoint
  • Droits successoraux (sécurité juridique en matière d'héritage)

​⚖️ Les arguments juridiques et l'enjeu du précédent

​Au-delà de la situation personnelle des plannings juridiques, les experts soulignent la portée de ce verdict en vertu de l'article 2050 du Code civil péruvien, qui autorise la reconnaissance des droits valablement acquis à l'étranger.

​Ce jugement pourrait également contraindre l'État à respecter ses engagements internationaux en matière de libertés fondamentales et de non-discrimination. Bien que la décision ne concerne, à l'origine, qu'un cas particulier de mariage à l'étranger, les observateurs s'accordent à dire qu'elle fera jurisprudence et pourrait ouvrir la voie à une légalisation complète à l'avenir. 

⚖️ Une résistance institutionnelle ancrée

​Ce combat judiciaire mené par Alberto de Belaunde et Diego Carranza s'inscrit dans la continuité des tentatives précédentes devant la plus haute juridiction du pays, telles que les actions entreprises par l'activiste Oscar Ugarteche ou l'ancienne députée Susel Paredes. Jusqu'à présent, le Tribunal constitutionnel péruvien a systématiquement rejeté ces recours, invoquant l'ordre public international et une lecture stricto sensu du Code civil et de la Constitution, ce qui maintient le pays en décalage par rapport aux directives de la Cour interaméricaine des droits de l'homme (CorteIDH).​       

​Alors que la grande majorité de la région a franchi le pas — comme l'Argentine (2010), le Brésil (2013), l'Uruguay (2013), la Colombie (2016), l'Équateur (2019) et le Chili (2021) —, le Pérou reste à la traîne aux côtés de quelques autres pays sud-américains sans législation protectrice pour les couples de même sexe.

​Les organisations de défense des droits de l'homme et la société civile restent donc suspendues à cette décision, espérant que le Pérou comble enfin son retard sur la question de l'égalité des droits.

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Colombie : Abelardo de la Espriella prend le pouvoir et s'attaque aux droits LGBTQIA+

9 Août 2026, 12:09pm

Publié par Last Night in Orient - LNO ©

Abelardo de la Espriella s'inscrit dans une tendance nationaliste et conservatrice dure en Amérique latine, semblable à celle incarnée par Javier Milei en Argentine ou José Antonio Kast au Chili.

Mario Scolas

La position du nouveau gouvernement colombien, dirigé par Abelardo de la Espriella, à l'égard de la communauté LGBTQIA+ se caractérise par des tensions et des déclarations contrastées :

  • Discours conservateur et critiques de l'inclusion : Durant sa campagne, le président s'est positionné en faveur des valeurs traditionnelles et catholiques, promettant de s'opposer à ce qu'il qualifie d'"idéologie de genre" dans les écoles. Il a également exprimé son désaccord personnel concernant l'adoption par des couples de même sexe.
  • Cadre légal et institutionnel : Bien qu'il ait affiché des positions conservatrices et suscité des inquiétudes au sein des organisations de défense des droits humains, il a affirmé son respect de l'État de droit. Il a déclaré qu'il se conformerait aux décisions des juges et de la Cour constitutionnelle concernant les droits déjà acquis, tels que le mariage égalitaire.
  • Mobilisation sociale : L'arrivée au pouvoir de cette administration a provoqué une forte réaction de la part des collectifs et des militants LGBTQIA+, qui se sont mobilisés massivement (notamment lors des marches des fiertés) pour affirmer leur résistance face à ce virage politique à droite et exiger le maintien de leurs droits.
Colombie : Abelardo de la Espriella prend le pouvoir et s'attaque aux droits LGBTQIA+

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Jeunesse et wokisme : aspirations progressistes et réalités plurielles

7 Août 2026, 11:53am

Publié par Last Night in Orient - LNO ©

La jeunesse n'a pas adopté uniformément le « wokisme ». Bien qu'elle se montre globalement plus sensible aux questions d'égalité, d'inclusion et d'environnement, sa réalité est marquée par des nuances majeures :

  • Priorités matérielles : Les préoccupations immédiates des jeunes restent ancrées dans le pragmatisme économique (pouvoir d'achat, logement, emploi).
  • Rejet des étiquettes : Le terme « wokisme » est souvent perçu comme une caricature importée ou péjorative ; beaucoup partagent des idéaux progressistes sans se reconnaître dans ce mot.
  • Fractures internes : La jeunesse est profondément divisée selon le milieu social, le genre ou le territoire (urbain versus rural), affichant des sensibilités politiques et culturelles parfois opposées.

La génération Z (les personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010) incarne de manière encore plus marquée ces dynamiques, tout en révélant de profondes contradictions internes qui contredisent l'idée d'un bloc idéologique homogène.

​Plusieurs aspects caractérisent spécifiquement ce rapport :

​1. Des « digital natives » hyperconnectés aux luttes globales
  • Sensibilisation instantanée : En tant que première génération à n'avoir jamais connu un monde sans Internet, la Gen Z est exposée en continu aux flux d'informations mondiaux et aux campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux (TikTok, Instagram).
  • L'évidence des combats progressistes : Pour une grande partie de la Gen Z, la défense des minorités, la fluidité des identités de genre, l'inclusion et l'urgence climatique ne sont pas des concepts militants abstraits, mais des évidences de bon sens face à l'état du monde.
​2. Le grand paradoxe : la polarisation et le « gender gap » politique

​Contrairement à l'image d'une jeunesse unie à gauche ou acquise aux courants progressistes radicaux, les études sociologiques et électorales récentes (en Europe, aux États-Unis et ailleurs) mettent en lumière une fracture politique genrée spectaculaire au sein même de la Gen Z :

  • Les jeunes femmes (Gen Z) : S'orientent massivement vers des positions progressistes, féministes et de gauche, se montrant très investies dans les questions sociétales.
  • Les jeunes hommes (Gen Z) : Affichent quant à EUX un attrait croissant pour des sensibilités conservatrices, traditionalistes, voire populistes de droite, réagissant parfois à ce qu'ils perçoivent comme une injonction excessive ou un déclassement de leur propre identité.

 

​3. Entre idéal sociétal et anxiété économique
  • Le poids du réel : Arrivés à l'âge adulte dans un contexte de crises multiples (pandémie, inflation, crise du logement, urgence climatique), les jeunes de la Gen Z font face à une forte « anxiété liée au futur ».
  • Pragmatisme : Si les idéaux d'égalité restent centraux, les préoccupations économiques de survie financière priment souvent au quotidien, tempérant l'engagement purement idéologique par la nécessité de s'insérer dans un marché du travail difficile.

 

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Quand le poster central de Ciné Télé Revue tapissait nos chambres

6 Août 2026, 18:13pm

Publié par Last Night in Orient - LNO ©

Au début des années 1970, la revue s'était orientée vers l'érotisme "soft" alors à la mode, avec la photo d'une starlette dénudée dans ses pages centrales.

Last Night in Orient - LNO ©

Ciné Télé Revue, ce n'était pas juste un magazine. C'était notre Pinterest avant Pinterest. Notre Instagram avant Instagram. Notre façon de dire qui on était sans parler.

Quand le poster central de Ciné Télé Revue tapissait nos chambres

La célèbre "grande photo" centrale du Ciné Télé Revue ! C'était un véritable ritual pour des générations de lecteurs, et un incontournable de bon nombre de foyers belges à la fin des années 70 et au début des années 80.

​Voici un petit voyage nostalgique au cœur de ces souvenirs inoubliables :

​Le rituel du milieu de magazine
  • Le dépliant magique : Dès qu'on achetait ou qu'on recevait le magazine, l'œil était immédiatement attiré par ces deux pages du milieu. Contrairement au reste du journal, elles offraient un format panoramique une fois le magazine ouvert en grand.
  • Le temple des stars : C'était l'endroit rêvé pour afficher ses idoles. Pour beaucoup, c'était un déchirement (ou une négociation familiale serrée) de décider s'il fallait arracher la page ou laisser le magazine intact.
​Qu'est-ce qu'on y trouvait ?

​Ces pages centrales changeaient chaque semaine et reflétaient la culture populaire de l'époque :

  • Les séries cultes de la télévision :
    • ​Les héros de Dallas (J.R., Bobby, Sue Ellen).
    • ​Les inoubliables flics de Starsky et Hutch.
    • ​Les enquêtes de Columbo.
    • ​Les aventures des Drôles de dames (Charlie's Angels).
    • ​Les classiques de la science-fiction ou du fantastique comme La Petite Maison dans la prairie ou L'Incroyable Hulk.
  • Les icônes de la chanson et du cinéma :
    • ​Les grands de la chanson française (Johnny Hallyday, Michel Sardou, Claude François, Dalida).
    • ​Les stars internationales du moment (John Travolta au sommet de sa gloire avec Grease et La Fièvre du samedi soir, Olivia Newton-John, etc.).
  • Le format "Poster" : C'était souvent la seule occasion d'avoir une grande photo couleur de bonne qualité de ses acteurs ou chanteurs préférés à une époque où Internet n'existait pas et où les magazines spécialisés pour ados étaient moins répandus.
​Le destin de ces pages

​Une fois le magazine feuilleté, ces pages centrales avaient généralement deux destins possibles :

  1. La chambre d'adolescent : Fixées au mur à coups de punaises, de scotch (qui jaunissait avec le temps) ou de pâte à fix, elles recouvraient les tapisseries des chambres à coucher de l'époque.
  2. Le classeur ou la boîte à souvenirs : Soigneusement découpées et rangées pour les collectionneurs les plus méticuleux.

​Tout le monde se souvient de ce papier glacé un peu plus épais que les pages de texte ordinaires, et de cette fameuse agrafe centrale qu'il fallait délicatement contourner pour ne pas déchirer le visage de sa star préférée !

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La rhétorique de l'inversion des rôles dans le débat public

6 Août 2026, 11:16am

Publié par Last Night in Orient - LNO ©

Le MR, pourtant historiquement ancrés au pouvoir et gestionnaires réguliers de l'État, se dépeignent comme des outsiders luttant contre un establishment culturel et médiatique biaisé. Toute contradiction journalistique est parfois renvoyée à un parti pris idéologique, inversant le rapport de force entre le pouvoir politique (qui dispose de la légitimité institutionnelle) et le contre-pouvoir de la presse.

C'est une critique cinglante des discours qui inversent les responsabilités dans le débat public. Vous mettez en lumière un rhétorique récurrente — que l'on qualifie souvent de renversement accusatoire ou d'inversion des rôles — où les mouvements cherchant à alerter ou à remédier à un problème systémique sont désignés comme étant la cause, ou au moins les principaux responsables, de ce même problème.

​Ce type de raisonnement soulève plusieurs dynamiques intéressantes :

  • Le déplacement de la charge de la preuve : En pointant du doigt les militants ou les théoriciens (qu'il s'agisse de luttes contre les discriminations ou pour l'écologie), l'attention est détournée des causes structurelles et des acteurs historiques de ces crises.
  • La fatigue ou le rejet du militantisme : Souvent, ce type de critique traduit une exaspération face à des injonctions perçues comme culpabilisantes, moralisatrices ou infantilisantes.
  • Le débat sur les méthodes : Dans le cas de l'environnement, le reproche fait parfois moins à la cause qu'à certaines formes d'actions (actions de désobéissance civile, blocages) qui, selon leurs détracteurs, desserviraient l'acceptabilité sociale de la transition écologique.
La rhétorique de l'inversion des rôles dans le débat public

En définitive, cette propension à désigner les militants et les lanceurs d'alerte comme les véritables fauteurs de troubles relève d'une stratégie discursive bien rodée. Qu'il s'agisse de balayer d'un revers de main les exigences d'égalité ou de rejeter l'urgence climatique, le procédé reste inchangé : il s'agit d'attaquer le thermomètre en espérant faire baisser la fièvre. À force de vouloir neutraliser ceux qui nomment les maux de notre époque, c'est pourtant bien le réel tout entier que l'on finit par perdre de vue, laissant le champ libre aux crises que l'on feint de vouloir conjurer.

Mario Scolas

La rhétorique de l'inversion des rôles (ou renversement des rôles) est une stratégie argumentative et psychologique majeure dans le débat public. Elle consiste, pour un acteur, à se placer dans la position de sa victime, de l'accusé ou du persécuté, tout en renvoyant à son adversaire le rôle de l'agresseur, du censeur ou du dominant.

​Cette technique vise à brouiller les repères éthiques, à neutraliser la critique et à mobiliser l'empathie du public en inversant la charge de la preuve et de la responsabilité morale.

​1. Les mécanismes fondamentaux

​Cette stratégie repose sur plusieurs ressorts psychologiques et discursifs :

  • Le renversement de la charge morale : Celui qui est mis en cause pour ses actes, ses propos ou ses positions ne répond pas sur le fond. Il déplace le débat sur le terrain de la souffrance qu'on lui inflige ou de l'injustice qu'il prétend subir.
  • La victimisation stratégique : L'orateur se présente comme le "David" luttant contre un "Goliath" (les médias, l'establishment, le politiquement correct, le contradicteur), s'arrogeant ainsi le capital de sympathie lié à la position de faiblesse.
  • L'inversion de l'accusation (ou DARVO en psychologie) : Un acronyme souvent utilisé pour décrire ce comportement dans les dynamiques de pouvoir : Deny, Attack, and Reverse Victim and Offender (Nier, Attaquer, et Inverser la Victime et l'Agresseur).
​2. Principales formes et déclinaisons dans le débat public

​Dans l'arène médiatique et politique, l'inversion des rôles prend plusieurs visages caractéristiques :

  • L'inversion de la censure (ou "Le procès en cancel culture") :
    • Mécanisme : Lorsqu'une personnalité est critiquée ou contredite pour des propos controversés, elle accuse ses contradicteurs de porter atteinte à la liberté d'expression et de vouloir la faire "taire".
    • Effet : Le débat ne porte plus sur la légitimité des propos tenus, mais sur le droit imprescriptible à les tenir, transformant l'auteur d'une opinion en martyr de la liberté.
  • L'inversion de l'agression et de la défense :
    • Mécanisme : Face à des interpellations sur des discriminations, des violences ou des manquements éthiques, l'accusé retourne l'argument en affirmant que lui est victime d'un acharnement, d'un "lynchage" ou de "harcèlement" de la part de ses détracteurs.
  • L'inversion du dominant et du dominé :
    • Mécanisme : Un acteur occupant une position institutionnelle ou sociale forte se dépeint comme le véritable marginal ou le rebelle face à une doxa dominante, disqualifiant par la suite les arguments de la partie adverse au motif qu'ils incarnent le "système".
​3. Les objectifs stratégiques
  • Paralyser la contradiction : Il est difficile de continuer à attaquer ou à questionner quelqu'un qui se pose en victime souffrante sans paraître cruel ou injuste.
  • Saturer l'espace médiatique : Le débat dévie du sujet initial (l'argument de fond) vers un méta-débat stérile sur la forme, la correction ou la bienveillance des échanges.
  • Mobiliser sa base militante : Le sentiment d'être persécuté est un puissant moteur de cohésion et de fidélisation pour un groupe ou un electorat, qui se sent investi d'une mission de résistance.
​4. Limites et contre-stratégies

​Dans un débat contradictoire rigoureux, l'utilisation excessive de cette rhétorique comporte des risques :

  • L'usure de la crédibilité : À force de crier à la persécution à chaque contradiction, l'orateur s'expose à une perte de sérieux auprès du public neutre.
  • Le recadrage (ou Reframing) : La parade principale face à cette tactique consiste à refuser le terrain émotionnel de la victimisation pour ramener obstinément le débat aux faits initiaux, aux chiffres et aux responsabilités objectives.

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