Quand le poster central de Ciné Télé Revue tapissait nos chambres
Au début des années 1970, la revue s'était orientée vers l'érotisme "soft" alors à la mode, avec la photo d'une starlette dénudée dans ses pages centrales.
Ciné Télé Revue, ce n'était pas juste un magazine. C'était notre Pinterest avant Pinterest. Notre Instagram avant Instagram. Notre façon de dire qui on était sans parler.
La célèbre "grande photo" centrale du Ciné Télé Revue ! C'était un véritable ritual pour des générations de lecteurs, et un incontournable de bon nombre de foyers belges à la fin des années 70 et au début des années 80.
Voici un petit voyage nostalgique au cœur de ces souvenirs inoubliables :
- Le dépliant magique : Dès qu'on achetait ou qu'on recevait le magazine, l'œil était immédiatement attiré par ces deux pages du milieu. Contrairement au reste du journal, elles offraient un format panoramique une fois le magazine ouvert en grand.
- Le temple des stars : C'était l'endroit rêvé pour afficher ses idoles. Pour beaucoup, c'était un déchirement (ou une négociation familiale serrée) de décider s'il fallait arracher la page ou laisser le magazine intact.
Ces pages centrales changeaient chaque semaine et reflétaient la culture populaire de l'époque :
- Les séries cultes de la télévision :
- Les héros de Dallas (J.R., Bobby, Sue Ellen).
- Les inoubliables flics de Starsky et Hutch.
- Les enquêtes de Columbo.
- Les aventures des Drôles de dames (Charlie's Angels).
- Les classiques de la science-fiction ou du fantastique comme La Petite Maison dans la prairie ou L'Incroyable Hulk.
- Les icônes de la chanson et du cinéma :
- Les grands de la chanson française (Johnny Hallyday, Michel Sardou, Claude François, Dalida).
- Les stars internationales du moment (John Travolta au sommet de sa gloire avec Grease et La Fièvre du samedi soir, Olivia Newton-John, etc.).
- Le format "Poster" : C'était souvent la seule occasion d'avoir une grande photo couleur de bonne qualité de ses acteurs ou chanteurs préférés à une époque où Internet n'existait pas et où les magazines spécialisés pour ados étaient moins répandus.
Une fois le magazine feuilleté, ces pages centrales avaient généralement deux destins possibles :
- La chambre d'adolescent : Fixées au mur à coups de punaises, de scotch (qui jaunissait avec le temps) ou de pâte à fix, elles recouvraient les tapisseries des chambres à coucher de l'époque.
- Le classeur ou la boîte à souvenirs : Soigneusement découpées et rangées pour les collectionneurs les plus méticuleux.
Tout le monde se souvient de ce papier glacé un peu plus épais que les pages de texte ordinaires, et de cette fameuse agrafe centrale qu'il fallait délicatement contourner pour ne pas déchirer le visage de sa star préférée !
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